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UN NOUVEAU PROJET DANS LA BAYOU SE CONSTRUIT PAR ICI

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 You fucking freak me out sometimes. ✘ -fran

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MessageSujet: You fucking freak me out sometimes. ✘ -fran   Lun 5 Nov - 23:13


fran ∞ fox

A chaque pas qu'elle faisait, Killiane avait des frissons qui lui parcouraient jusqu'à l'échine. Elle tremblait à chaque mouvement, se retournait à chaque branche craquant sous ses pieds et pleurait intérieurement de voir les dernières feuilles des arbres se balancer doucement au rythme du vent. Pour un début d'après-midi, il faisait étrangement sombre. Lorsqu'elle avait quitté Laïve-York, le soleil lui courait sur la peau, mais ici, elle frissonnait. Le ciel s'était étrangement assombri à peine avait-elle passé l'entrée. Elle se sentait mal, pas à sa place. Elle se demandait encore ce qui l'avait poussée à venir ici. « Vas-y ! » l'avait-il lancée tout sourire, confiant comme un enfant en sa mère. « T'as rien à perdre ! » avait-il surenchéri. Et elle l'avait cru. Elle lui avait fait confiance, bête gamine aveugle, qui confirait sa vie à un petit vieux mormon si il le lui demandait. Et là, elle regrettait.
Enfin, pas tout à fait. Elle était juste complètement effrayée. Jamais Fox ne mettait les pieds dans un endroit pareil. Jamais. Bien sûr, toute sa famille était là, c'était le seul du coin en fait. Mais elle ne venait jamais y faire un saut. Elle ne leur rendait jamais hommage. Petite fille indigne ? Sûrement. Les cimetières lui fichaient une trouille monstre. En même temps, qui ne serait pas effrayé par tout ce marbre, ces arbres à moitié morts et ces corbeaux tournoyant au dessus ? Personne. Ou les gens bizarres. Ouais, les gens un peu étranges. Ici, Killiane avait l'impression d'être une enfant. Une gosse de quatre ans perdue dans le cimetière et que les monstres ayant élu domicile sous son lit pourraient lui faire peur à souhait dans ce lieu morbide. Elle en avait des frissons. Elle n'était pas une de ces filles fortes qui pouvaient résister à tout. Contre vents et marées elle s'était battue, mais il y avait toujours ces vagues remontantes qui lui fouettaient le visage. Et même si elle avait combattu les affreux de sa chambre, elle était effrayée rien qu'à l'idée de penser que le cimetière était peuplé de ces créatures, sans aucun doute.
Depuis peu de temps, en réalité, elle y songeait. Mais cela n'empêchait en rien à la peur d'être là, réelle, ancrée jusqu'au sang de la rouquine. Enfin, elle arriva à bon port. Elle avait du traverser tout le cimetière pour trouver cette vieille roulotte hideuse et semblant abandonnée depuis des lustres. Dans le fond, elle eut un pincement au coeur. Elle lui faisait penser à la caravane de ses parents. Sa mère... Elle était la raison de sa venue. Elle était la raison à beaucoup de choses ces temps-ci. Et puis, en approchant de la bicoque, elle entendait la voix de son ami résonner dans sa tête « Elle est un peu bizarre, mais elle peut peut être t'aider, qui sait ? ». Qui sait ? Je t'en foutrais moi, du "qui sait". Peu importait. Maintenant qu'elle était là, devant la porte, les mains sur ses bras nus pour se garder un peu de chaleur, il n'était plus question de faire marche arrière. Elle jeta un rapide et dernier coup d'oeil derrière elle en entendant un léger flottement dans son dos, avant de toquer. Trois coups légers, mais distincts. Elle inspira profondément. On lui avait décrit l'apparence de l'occupante des lieux, de nombreuses fois. Mais jamais une description ne s'accordait à une autre. Et elle était à la fois impatiente et tétanisée à l'attente de cette porte close.
Mais rien. Absolument rien ne se passa. Pas un bruit, pas une lumière, rien. Était-elle absente ? Ça serait bien sa veine, tiens. Fox passa ses yeux aux alentours, rien là non plus. Tout était calme, étrangement calme. Une deuxième et dernière fois avant l'abandon, elle toqua. Toujours rien. Mais alors qu'elle allait partir, une légère lueur s'échappa de l'une des fenêtres. Très mince, très douce. Une bougie, à peine. Elle écarquilla les yeux, arqua un sourcil et se risqua « Il y a quelqu'un ? ». Aucune réponse. Décidément, au moins les histoires qu'on racontait sur la vieille Voorhies s'accordaient sur un point : elle était difficile. Elle décida de ne pas lâcher, Killiane savait bien qu'elle était là. « Bonjour ? Excusez-moi ? » Et elle était bien décidée à n'avoir pas fait tout ce chemin pour rien.


Dernière édition par Killiane Bouvier le Lun 5 Nov - 23:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You fucking freak me out sometimes. ✘ -fran   Lun 5 Nov - 23:32

Citation :

dans la vieille roulotte


Bercée au rythme du cliquetis de l'horloge, du bourdonnement du réfrigérateur, et le vent extérieur ; elle se reposait. Reposait ses vieilles jambes fatiguées par les années à entretenir ce fichu cimetière que personne ne rendait visite. Personne ne mettait un pied dans cet endroit froid, obscure, lugubre. Mais ce milieu peut propice au bonheur, comblait Fran dans son besoin de solitude. Dans son repos de veuve séchant les larmes d'une histoire d'amour disparu, et effaçant le souvenir d'enfant ingrat.
La pipe calée entre ses dents, elle aspirait le tabac qui nourrit son cancer. Une aiguille à tricoter positionné dans chaque main, elle fabriquait maille par maille une écharpe. Le tricot, cette occupation de vieux qu'elle aime, qu'elle trouve reposant, sans stress. Ses chats jouant avec la pelote jonchant le sol.
Elle vit en retrait de la société qui la rejetée par son apparence hors du commun, et de son attirance pour le spirituel. Seymour était l'homme qui la connectait avec le monde, il n'est plus là. Donc elle n'est plus connecté. C'est comme faire marcher une lampe, sans électricité vous pouvez toujours essayer. Mais elle s'est très vite habitué a cette ville recluse dans son endroit sinistre qu'elle affectionne. La sorcière l'appelle-t-on, faites ! Elle s'en moque. Elle garde ce coté mystérieux qui font que les gens ont besoin d'elle pour leur tirer les cartes, les gens crédules qui comme elle pense que l'avenir peur se lire. Ce n'est pas un art qu'on apprend, c'est une science qu'on reçoit : un don ! Et il ne faut pas se voiler la face, ces séances de voyance lui ramène des dollars, et ça ce n'est pas négligeable pour une vieille femme qui vit avec l'argent de la ville pour entretenir les tombes de famille trop feignante pour s'en occuper elle-même. L'homme est égoïste, et cela n'est pas près de changer.
Le craquement d'un brindille vint briser sa pesanteur si paisible, et comme une bonne recluse. Elle vit silence dans la roulotte. Elle ne voulait vraiment pas être déranger. Pourquoi les gens choisissent toujours le moment le moins opportun. Fran se cala sur sa chaise qu'on ne pouvait apercevoir des fenêtres de devant, éteignit sa pipe et resta de marbre ne voulant casser le silence régnant dans la vieille bicoque. Puis vint un martèlement sur la vieille porte en tôle rouillée, insistant. Mais Fran resta à sa place, ne bougea pas. 'Va-t-en' pensait-elle. Mais un nouveau coup vint s'écraser sur la tôle faisant vibrer les parois de la roulotte. Elle se leva discrètement, et alluma sa pipe et jeta un regard discret en écartant le rideau. « Bonjour ? Excusez-moi ? ». 'merde ! Tu es vraiment trop conne. ' se réprimait-elle. Pourquoi avait-elle levé son cul de c'te foutue chaise. Elle serait restée bien gentillement assise, et elle aurait fini son après-midi tranquille avec son tricot et sa tasse de thé à la camomille. Mais non, comme une bleue, elle avait levé ses fesses.
Un pas de velours, elle se dirigea vers la porte d'entrée. Fran déposa ses long doigts fin sur la fine poignée ronde, et déloqua le verrou. Un petit 'clic' éclata, et d'un mouvement gracieux ouvrit la porte. Elle passa sa tête par l’embrasure, ses cheveux hirsutes remonté en chignon lui donnant encore plus l'apparence d'une folle, avec toujours sa pipe coincée entre ses dents. Devant elle, se trouvait une belle jeune fille rousse, élancée. Mais les gens ne l'aiment pas, pourquoi les aimerait-elle. Elle inspecta la créature flamboyante, puis referma la porte. Puis repris la direction de la petite table au milieu de la caravane, pour se placer devant sa tasse de thé. Elle attrapa la boite d'allumette, puis en craqua une pour embraser le tabac.
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MessageSujet: Re: You fucking freak me out sometimes. ✘ -fran   Mar 6 Nov - 18:26


fran ∞ fox

Si Killiane avait seulement eut vent que la roulotte se trouvait de l'autre côté. Si seulement on lui avait dit qu'elle pouvait simplement contourner le cimetière pour s'y rendre. Elle en voulait à son ami, « Tu vas jusqu'au cimetière, et tu avances jusqu'à trouver une vieille roulotte. » lui avait-il confié. Ne pouvait-il pas juste lui dire que celle-ci se trouvait au fond d'un petit chemin duquel on pouvait accéder de la route ? Non, cela aurait été trop simple. Et puis, peut être ne le savait-il pas... Après tout, il ne semblait pas à la rouquine que son ami se soit déjà rendu ici. Il ne lui avait fait part que de on-dit. Ce cimetière, elle ne se remettra probablement jamais complètement de la frayeur qui la parcourait tout entière en le traversant. Tout était froid, morbide, lugubre. Ce cimetière était la peur en elle-même. Malgré les frissons, les mouvements inexpliqués, les bruits étranges et les sursauts, Killiane était arrivée au bout. Apercevoir la roulotte fut un réel soulagement pour elle. Ainsi, elle accéléra le pas, jetant des coups d’œils furtifs autour d'elle.
Elle toqua une première fois, rien. Elle toqua une seconde fois, le néant. C'était frustrant. Elle avait donc fait tout ce chemin pour rien. Elle était montée dans sa vieille voiture qui manquait de lâcher à chaque occasion et avait arpenté non sans mal tout le cimetière pour se retrouver devant une caravane vide. Non, ce n'était pas possible. Elle attendrait, même des heures, s'il le fallait. Bien que le froid commençait vraiment à la tuer. La sorcière -comme on la surnommait en ville-, ne devait pas être loin. Elle ne pouvait pas être loin. On racontait qu'elle ne sortait jamais de son antre, si ce n'était pour faire le tour des ossuaires. Elle fuyait les gens, la ville et...
Une petite lueur sortit la Bouvier de ses pensées. Il y avait donc une présence dans la roulotte, c'était maintenant certain. Trop faible pour être une lampe, mais toutefois trop fort pour être une simple bougie s'éteignant. Cela avait été trop vif, trop soudain. Cela avait disparu presque aussitôt. Elle n'aurait su dire ce que c'était, mais elle était désormais certaine qu'on l'épiait de l'intérieur. Glaçant. Alors, elle se risqua. Elle éleva la voix une première fois, puis une seconde. La vieille Voorhies se méprenait si elle pensait que la petite allait abandonner de si tôt. Elle se frotta les bras de ses mains, frigorifiée du temps et de peur, et attendit.
Enfin, la porte s'ouvrit, laissant entrevoir le chaos qui régnait dans la caravane. Tout du moins, un tout petit peu. Killiane entraperçu deux chats se chamaillant une pelote de laine qui jonchait sur le sol. Amusant. Et puis, la rouquine finit par lever les yeux. C'était Elle. Cheveux hirsutes, pipe au bec, regard scrutant la moindre parcelle de son corps... Effrayante, elle l'était. Et de se sentir sondée de la tête au pieds, Fox en était gênée. Mais au moins, elle était là. Sous ses yeux, devant elle. Son voyage n'avait donc pas été vain.
Et puis la vieille claqua la porte. Comme ça, sans prévenir. Killiane était abasourdie, ne connaissait-elle donc pas les bonnes manières ? Elle écarquilla les yeux, complètement sous le choc. Elle ne savait pas vraiment comment réagir face à cela. Inspirant profondément, elle se reprit en main et toqua une nouvelle fois. « Je sais que vous êtes là maintenant, madame Voorhies ! » lança-t-elle à haute voix et déterminée. Elle aurait pu l'appeler sorcière, ou vieille sorcière, comme on aimait à la surnommer au village. Mais il était hors de question de la foutre plus en rogne qu'elle ne semblait déjà l'être. Cela aurait été du suicide. Elle avait besoin d'elle. Elle reprit, toujours aussi fort « Je ne suis pas pressée. Je resterai là jusque demain soir s'il le faut ! Vous ne vous débarrasserez pas de moi d'un simple claquement de porte au nez Madame ! ». Madame? Oui, parce qu'après tout, Killiane était bien élevée. Elle souffla et après avoir jeté un coup d'oeil par les fenêtres sales, pour constater que la roulotte semblait aussi déserte qu'auparavant malgré les rideaux opaques, elle s'installa sur une des marches qui menaient à la porte. Ainsi, tournant le dos à la roulotte, elle rouvrit la bouche une dernière fois « Je ne partirais pas, vous m'en voyez désolée, mais j'ai besoin de vous voir. » Le cimetière lui faisait désormais face, et ne pouvant arrêter le va-et-vient incessant de ses yeux qui passaient d'une feuille d'arbre en mouvement à une ombre sur une stèle, elle semblait avoir plus froid que jamais. Et ce silence... Était-elle un fantôme, cette Voorhies ?
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MessageSujet: Re: You fucking freak me out sometimes. ✘ -fran   Mar 6 Nov - 19:28

Citation :

dans la vieille roulotte


Pourquoi fallait-il que les gens perturbent sa paisible retraite lugubre ? La laisser se morfondre dans l’obscurité du bayou, dans la puanteur des marécages. La laisser errer comme une âme perdue dans les limbes. Elle avait installé sa caravane tellement loin de la civilisation que n’importe quelle personne dotée d’une intelligente assez élevé, qui dépasse le QI d’un crocodile comprendrait qu’elle ne veut pas de visite. Toujours installée à sa table de ‘salon’, les yeux fermés, Fran faisait le vide dans sa tête occultant les paroles de la jeune femme qui se trouvait sur les marches devant la roulotte. Mais les paroles de la rouquine l’agaçaient, et son tic nerveux prit la charge. Clac, clac, clac… Les ongles jouant sur la surface en bois usée, chaque doigt s’abattant en enfilade donnant d’un rythme à ses pensées. « Je ne partirais pas, vous m'en voyez désolée, mais j'ai besoin de vous voir. » Les gens sont vraiment entêtés, et la plupart aurait compris en observant sa tête et le claquement de porte comme un : je-ne-veux-pas-être-dérangé, barrez-vous. Mais non, la gamine prenait place dans la nuit froide qu’offrait le climat. Avec sa tenue légère, mais quelle intelligence elle avait ? Tout le monde sait qu’il fait froid dans cette partie de la ville. Surement accentué par l’excès de marbre qui meublait le cimetière.

***

La nuit tombait sur le cimetière, et Fran était encore installée devant sa tasse de thé qui avait refroidit sans y toucher. Elle arborait toujours cette posture stoïque, le regard vide, jonglant des doigts sur la vieille table. L’encens dans le coin de la caravane avait emplit l’air de sa douce odeur de patchouli. Son parfum préféré. Cela faisait une heure, et plus un bruit ne résonnait sur le terrain. Fran tenta un coup d’œil par la fenêtre, mais la gamine était toujours là se gelant le cul sur les marches métalliques, avec ses cheveux de feu et son air triste. Pourquoi était-elle si triste ? Cette expression, elle l’a connaissait trop bien. Et ce n’était jamais quelque chose de supportable, c’est souvent la marque d’une épreuve insupportable. Qu’elle était la sienne ? Fran devenait intriguée par cette jeune fille, et puis elle était bien élevée chose rare dans la région. Et elle ne l’avait pas appelée sorcière, chose encore plus rare.
Elle avait attendu assez longtemps, elle devrait rentrer chez elle. Fran n’avait vraiment pas envie de la faire rentrer, et surement lui tirer des cartes ou autres. Vraiment pas envie. Il fallait qu’elle lui dise au lieu de rester là. Fran n’aurait jamais pensé qu’elle allait rester si longtemps, souvent au bout d’une demi-heure les gens sont partis. Mais pas elle ! Et même si Fran est intriguée par cette jeune rousse, elle ne voulait pas la recevoir. Elle retourna à la porte, cette fois elle l’ouvrit entièrement, la laissant apparaitre dans son entier. Fran malgré sa petite taille se tenait debout et paraissait grande, avec son large peignoir fleuri et jaunis par le tabac. Elle avait une prestance, une carrure d’une femme qui porte un lourd passé sur ses épaules, mais elle tient debout. Elle regarde enfin la jeune fille. «Entre ! » lui lança-t-elle.
Mais qu’est-ce qui t’a pris ? Tu devais la renvoyer chez elle.’ Lui cria sa voix intérieure. Elle avait surement perdu ses moyens, elle devait lui dire de retourner chez elle, mais à la place un simple ‘entre’ l’invita à rentrer dans une partie de son intimité. A franchir le stade de l’intimité, quand on rentre dans une maison d’une personne toutes les informations que peut offrir une maison fait que nous connaissons un peu mieux la personne. Et au premier coup d’œil, la première chose qui flashait et en apprenait sur Fran était le bordel.
« Installes-toi, pas comme chez toi par contre. » ajouta-t-elle. Elle était d’accord pour qu’elle franchise le pas de sa porte, mais il ne fallait pas pousser son hospitalité tout de même.

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MessageSujet: Re: You fucking freak me out sometimes. ✘ -fran   Jeu 8 Nov - 14:16


fran ∞ fox

Posée là, sur ces quelques marches froides, face au cimetière, Killiane commençait presque à regretter d'être venue. Déjà, il y avait ce froid mordant. Cet air glacé qui la prenait jusqu'au fin fond de ses tripes. Avec son petit gilet d'automne, elle tremblait. Le soleil éclairant Laïve-York, elle n'avait pas imaginé qu'il ferait si froid ici. Après tout, comment aurait-elle pu le deviner ? Elle ne venait jamais dans ce cette partie de Lucieville. Et puis, il y avait ces bruits, ces mouvements, ces ombres qui se déplaçaient d'une stèle à l'autre. En face d'elle, les branches craquaient sans raison apparente, les dernières feuilles des arbres se balançaient au rythme de la légère brise et les nuages formaient sur le marbre d'étranges ombres qui se déplaçaient rapidement. Il devait être dix-sept heures, mais on se serait cru au beau milieu de la nuit. Killiane était une peureuse, et ici, elle n'était mais alors pas du tout dans son élément. Mal à l'aise, l'estomac retourné, elle avait envie de prendre ses jambes à son cou et de fuir le plus loin possible d'ici. Mais elle ne pouvait pas, elle était littéralement pétrifiée.
Enfin, Fox se demandait si elle avait bien fait de venir ici. Après tout, qu'attendait-elle de cette entrevue avec la vieille Voorhies ? Il l'avait poussée à aller lui demander des réponses, mais, pouvait-elle réellement l'aiguiller ? Elle tirait les cartes, elle n'était pas devin. Elle ne pouvait rien pour sa mère, pourquoi perdait-elle donc son temps ici ? Et puis, peut-être était-elle un charlatan. La rouquine se secoua la tête à cette idée. D'après ce qu'elle avait entendu, Fran avait bel et bien un "talent". Et puis, mise à part qu'elle avait plus peur que jamais et que le froid la pétrifiait, elle n'avait rien à perdre. Elle avait déjà tenté tellement de choses, en quoi aller se faire tirer les cartes était une si mauvaise idée ?
Lorsqu'elle entendit la porte grincer derrière elle, Killiane avait déjà presque abandonné tout espoir de poser un jour un pied dans cette roulotte. Ce fut donc étonnée et heureuse à la fois qu'elle se releva pour faire face à la sorcière.
Elle était impressionnante. Non pas par sa taille, ni par son physique. Son peignoir à fleurs lui enlevait presque toute crédibilité. Mais ses yeux... ils fascinaient la jeune fille. Ils en disaient tellement long, sur un parcours difficile et blessant. Elle avait vécu, ça se voyait. Elle avait enduré bien plus que ce que Killiane pouvait imaginer, elle en était certaine. Elle déglutit, la vieille l'effrayant un peu. Elle s'attendait à se faire jeter de la vaisselle au visage, de se faire sortir de la propriété à coups de balais ou dieu sait quoi d'autre. Au lieu de tout ça, Voorhies l'invita à entrer, non sans surprise de la rouquine pour le coup. Elle ne sut quoi répondre, alors elle se contenta de la suivre au pas.
La roulotte était inimaginable. Il fallait la voir pour le croire. Il y avait tant de choses entreposées ça et là que la jeune Bouvier ne savait où poser son regard. Ses yeux passaient d'un objet à un autre, mais la sensation étrange, c'était que tous ces objets semblaient avoir un vécu bien propre. Ce n'étaient pas de simples babioles, c'étaient des petits bouts d'histoire. Elle était si émerveillée par cet assemblage de couleurs qu'elle ne sortit de sa transe que lorsque son interlocutrice lui somma de prendre place, sans toutefois faire comme si elle était chez elle. Cela aurait pu décrocher un sourire à Killiane si celle-ci ne l'intimidait pas autant.
Elle ne savait où se poser. Il y avait, bien sûr, de quoi s'asseoir, mais Fox ne se sentait pas à l'aise ici. Elle décida de rester debout. Et alors que Fran allumait sa pipe, une allumette en main, la jeune fille ouvrit la bouche. « Je... Je vous remercie. » C'était sincère. Elle était infiniment reconnaissante de l'avoir fait entrer, surtout qu'elle connaissait l'histoire selon laquelle il fallait en baver pour espérer pouvoir poser un pied ici. Elle continua. « Ce n'est pas pour vous déranger mais... Je suis perdue, j'ai besoin de réponses... J'ai besoin de... je ne sais même pas en fait. » Elle ne put retenir un rire jaune. Ridicule. Elle se sentait vraiment ridicule là, debout devant la petite vieille qui la fixait perplexe tout en fumant sa pipe. Pouvait-elle seulement l'aider ?
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MessageSujet: Re: You fucking freak me out sometimes. ✘ -fran   Lun 12 Nov - 11:53

Citation :

dans la vieille roulotte


Fran sort une nouvelle tasse avec les motifs à fleurs violette et orange, qu’on se pensait revenu dans les années soixante-dix. Il ne manquait plus que les pantalons patte-def’, et les franges pour se penser sur une piste de disco. La bonne époque pour les citadins, pour les bouseux comme Fran, ce phénomène lui était totalement inconnu. Fran met la bouilloire à chauffer sur le poêle, et pose la tasse de la jeune fille sur la table. D’un signe de la tête, elle lui dit de s’assoir. Elle n’avait toujours pas décroché un mot depuis que la jeune fille avait mentionné qu’elle avait besoin de son aide. Mais de quelle aide a-t-elle besoin ? pensait Fran. Toujours la pipe entre les dents, elle aspira la délicieuse fumée aromatisée à la cerise. Elle retourne dans la ‘cuisine’, et observe la photo de son défunt mari pendant que l’eau chauffe. Elle jette des regards en coin à la jeune fille qui avait enfin prit place sur la chaise bancale, même si on lisait sur son visage qu’elle n’était vraiment pas confortable dans cette roulotte. Fran était une liseuse de visage, enfin elle reconnaissait les expressions des gens pour sentir leur trouble, ou impression. La jeune renarde se mordille la lèvre inférieure, signe de stress probablement. La roulotte n’invite pas à être à l’aise, avec tellement de bidule sur les étagères que ses choses menacent de s’effondrer à tout moment. Mais les objets tiennent bons. Au-dessus de la fenêtre se trouve une vieille photo de la famille Voorhies il y a de nombreuses années, tout le monde sur ce morceau de papier souriaient. C’était le soir de Thanksginving, tous étaient sur leur trente-et-un et semblaient heureux de passer cette fête en famille. Fran se souvient que c’était le premier Thanksginving de leur dernière fille Kelly.
Enfin la bouilloire se mit à siffler dans le mini-habitacle. Fran met son gant anti-chaleur, et verse de l’eau dans les tasses positionnées sur la table. Puis elle prend un sachet d’Earl grey, qu’elle plonge dans la tasse de la jeune fille, puis un autre dans la sienne. Puis dépose la bouilloire sur le socle centrale de la déserte.
Fran remue son thé, puis ajoute une lichette de lait pour adoucir le goût. Elle laissa perdre son regard par la fenêtre. Et un souvenir lui revint, en voyant le bayou au loin. Ce jour où elle et Seymour s’étaient installés dans la ville, qu’ils s’étaient mariés dans l’église du coin, et promit qu’ils seraient toujours là l’un pour l’autre. Et leur lune de miel qu’ils avaient passé ici dans le bayou car ils n’avaient pas assez de sous pour partir dans une grande ville. Ils avaient fait l’amour dans les buissons pendant toute la nuit, oubliant le monde qui les entouraient. Profitant, goutant, croquant au plaisir de la chair qui leur était maintenant permis. Deux gamins qui venaient de se lancer dans la vie, et voyaient un grand futur. Fran n’a peut-être pas eu ce qu’elle rêvait, mais elle a eu tout l’amour de son mari et cela lui suffisait amplement. Enfin elle reporte son attention sur la jeune fille, peut-être plus légère au bon souvenir de son mari, et de sa jeunesse. Le fait de se revoir à son âge, savoir qu’elle n’avait pas cet air triste sur le visage et qui n’avait pas peur de voir son ombre derrière moi me dévorer. Mais cette gamine était tout sauf heureuse, voilà ce que son visage lui disait. Une souffrance intérieure, profonde, tellement loin dans son corps qu’il en est impossible de la retirer. Telle une tumeur qui se repend sur tellement d’organe que seule la mort est la solution. Mais les gens autour ont toujours cet intime espoir que les miracles existent, comme ces miraculés de Lourdes. De cette femme en fauteuil roulant paralysée à vie, et qui remarche. Les miracles existent-ils vraiment ? Personne ne connait la réponse à cette question.
Elle était toujours là, à observer Fran avec ses yeux implorants. Voulant que Fran enlève ce mal, mais lequel ? Elle ne sait pas. Mais elle a envie de l’aider, de voir cette jeune fille sourire à son mari, qu’elle aille courir dans le bayou pour faire l’amour dans un buisson. Et non, qu’elle aille dans le bayou pour trouver la vieille sorcière qui peut lui redonner espoir. Mais est-ce que l’espoir sera assez suffisant pour sa situation ? « Dis-moi simplement ce que tu es venu chercher. Ne deviens pas émotive sinon je vais surement vomir. Dis-moi seulement, et uniquement ce qui t’amène à la limite du bayou, et pourquoi penses-tu que je peux t’aider. Et si je le peux, on verra ce que je peux faire. » Fran avait prononcé ses paroles d’une voix douce, et lente pour que la jeune fille installée devant elle puisse comprendre le sens de chaque mot. Pas qu’elle était débile ou attardée, seulement qu’elle contrôle ses émotions, qu’elle rationalise, et arrête surtout de trembler comme une feuille. Fran apporte le thé fumant à ses lèvres, et boit une gorgée. Elle replace la pipe entre ses dents, et craque une allumette.


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MessageSujet: Re: You fucking freak me out sometimes. ✘ -fran   

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