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UN NOUVEAU PROJET DANS LA BAYOU SE CONSTRUIT PAR ICI

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 it could have been worse. [momo]

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MessageSujet: it could have been worse. [momo]   Lun 5 Nov - 2:17

who's dick is this? is this your dick, ansl?


Une gitane au coin des lèvres, Susèj descend sur le perron, s'étirant un instant avant de contempler le jardin sauvage qui s'offre à ses yeux. Un foutu morceau de bayou atterrit par on-ne-sait quel hasard au milieu des p'tites propriétés crasseuses. Il mériterait bien un petit coup de tondeuse. Encore faudrait-il avoir la thune pour. Tapant sa clope dans un vieux cendar, il descend les marches et s'assoit dans un rocking-chair défoncé, toussant dans un vieux mouchoir éreinté. Seigneur, ce n'est pas son jour, vraiment pas son jour. Il fait chaud. Bien trop chaud. Susèj se balance un instant, d'avant en arrière, d'arrière en avant. Il se remémore ses vieux souvenirs du Mexique, son Alma et ses hanches de déesses (c'est toujours comme ça quand il fait chaud), les petits seins des catins qui attendaient, le slip presque à l'air, qu'un client vienne les fourrer et les chats qui baisaient la nuit tombée. Tout ça fait que Susèj a bien envie d'aller à l’église, soudain. Alors il lève sa vieille carcasse et s'extrait de l'osier, se dirigeant tranquillement vers la maison du Seigneur. C'est un peu loin, pour sur, mais le vieux n'a pas peur de marcher. Non m'sieur, pas pour aller rendre visite au Tout-puissant. Susèj n'a vraiment la notion de la distance, en fait.

Au bout de quelques minutes, il commence à se dire que ça fait quand même une trotte, pour aller jusqu'à St-John. Quelle merde. Avec toute cette technologie, tous ces satellites syphilitiques, pas moyen de pouvoir se transporter d'un endroit à un autre en un tour de main. Alors Susèj s'arrête de marcher, se met sur le bas-côté et lève le pouce, attendant qu'une âme charitable veuille bien s'occuper de son cas. Il n'est pas pressé. Il attend. Il attend.

Il attend encore un peu. Et puis y'a un p'tit jeune en pick-up (ils sont tous en pick-up dans c'foutu pays) qui s'arrête à sa hauteur. « J'te dépose quelque part, dude ? » Le vieux lève son regard millénaire vers l'autochtone, un peu étonné par cette familiarité. Savent pas respecter leurs aînés ? Il hausse les épaules et écrase sa gitane sous son talon, hochant la tête. « St-John, c'est possible ? » Le conducteur lui répond par l'affirmative et le deal est conclu, l'ancêtre mexicain grimpant dans l'auto bringuebalante sans un mot de plus.

Un quart d'heure et quelques remerciements plus tard, le voilà enfin arrivé à destination. La petite église est bien là, elle et ses bigotes allumées qui se pressent d'entrer. Susèj reste un moment de l'autre côté du trottoir, observant les allées-et-venues des gens, observant d'un œil curieux la vie qui se tisse sous ses yeux.

(bordel de merde.)

Mais y'a un type qui attire son regard, un type à l'air bizarre. Il fait tâche. Il ne l'a jamais vu dans l'coin.

(putain de putain, qu'est-ce qu'il fout là lui ? Et l'autre empaffé qui l'a repéré.)

Un type qui...

FAIS CHIER. Samdi se mord les lèvres, nerveux comme jamais. Faut qu'il se casse. VITE. Avant que Doc ne ramène son cul dans l'coin. Parce que le type de l'autre côté du macadam, Samdi veut pas l'croiser. Un putain de pédé. Un putain de pédé qui l'a aguiché. Bordel de merde. Lui qui est si paisible d'habitude, le voilà qu'il se met à raser les murs, priant pour que l'AUTRE ne l'ai pas aperçu. Il ne va pas m'voir. Il ne va pas s'retourner, il ne va pas m'voir et moi j'me serais déjà évaporé.


Dernière édition par Aurèle Sommers le Mar 6 Nov - 17:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: it could have been worse. [momo]   Mar 6 Nov - 17:52


Sortant mon derch' du siège conducteur, je constate que la démangeaison dans mes fesses n'était point causé par un poil rebelle ou un trop plein de bière. En fait, je passe tant et tant d'heure le cul vissé derrière mon volant, que les ressorts ne sont pas loin d'la libération. J'ai même pas de quoi m'acheter un coussin bordel, la pauvreté n'est qu'un cancer du confort. Soupirant, je désespère franchement qu'un auto-stoppeur passe par là. Parce que oui, je suis tributaire de ces putains de monsieur et madame pouce. Je ne peux plus conduire voyez-vous. À une main l'opération s'avère totalement suicidaire. (bien sûr que j'ai tenté avant de m'enquiquiner avec tout les bouseux du marigot !). Debout près de mon van je craque finalement une allumette et opte pour la marche à pieds. Pas l'choix de toute manière.

Pas possible, j'ai due me paumer. L'église qui me fait face me parle autant qu'un lapin devant une machine à coudre. Et bien sûr aucun panneaux. Ils connaissent pas l'information routière, ou piétonne, par ici. Doivent se diriger à l'instinct, goutant une liane ou suçotant un bout d'crotte d'opossum pour retrouver leur chemin. Hey ! Moi j'viens de Boston mec. Chez moi y'a des panneaux, des arrêts de bus avec un vague carte du quartier. Ici y'a que les autochtones. Les bigots oui, qui sortent avec bigoudis sur la tête et le slip si sale qu'il tient debout tout seul. Un grand slip quoi, pas un bébé slip. Je ricane tout seul de ma connerie lorsque du coin de l'oeil je capte une chevelure peroxydée fait tâche dans le décor. NOM D'UN GNOU CHOPANT LE SIDA. Un sourire fourbe se glisse à mes lèvres, à défaut du croco j'vais croquer un bout de princesse.

Bien, Momo, mets donc à profit tes cours de chasses de ces trois derniers mois. Bref, joue la fine pour une fois. Ceci pensé je me recule, l'air paisible et intéressé pas tout autre chose. Ne pas affoler la bête... M'enfonçant dans le bayou, je prend le temps tranquille de me griller deux brunes avant de m'engager sur un chemin de traverse. Comptant sur la chance, j'espère que mon choux fleur est bien partie vers l'arrière de l'église. S'il est rentré à l'intérieur... Castré une seconde fois. Je croise donc les doigts et sors du couvert des arbres. Heureusement il est là, un peu plus loin. Ne lui laissant pas le temps de fuir j'avance à grand pas jusqu'à sa hauteur.

- J'mets une coquille ou cette fois-ci tu m'les lèches les couilles ?

Aucun salut, juste un air amusé sur le visage je me penche vers lui. La finesse se fait la mâle, non ? Bah... M'en fou ! S'il fais demi-tour en courant cette fois, je le poursuis t'façon. J'en rêve trop. Beaucoup trop pour ma santé mentale.
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MessageSujet: Re: it could have been worse. [momo]   Mar 6 Nov - 18:00

Samdi ne sait plus où se mettre. Il se mord les ongles, se les bouffe jusqu'à l'os, tourne en rond. Bordel et si Susèj l'avait VU ? Et si le vieux avait des SOUPÇONS ? Il ne peut pas se le permettre. L'affaire paraît anodine mais elle est GRAVE. Parce que si Susèj ouvre sa grande gueule édenté devant Doc, si Doc apprend que Samdi a pu ressentir quelque... quelque chose pour un homme, pour un homme bordel ! Et bien Samdi va finir dans le bayou, à nourrir la vermine et il le sait bien. C'est pas d'la faute de Doc, il ne supporte pas les pédés. Alors personne n'est pédé, dans la famille. C'est comme ça. Samdi n'est pas un pédé. Aurèle non plus. Non m'sieur. Ils aiment les femmes, les vraies, oui m'sieur. Doggy style ou rien d'autre m'sieur. Voilà, c'est comme ça. Et pas autrement. Si il fuit, Susèj va soupçonner quelque chose. Bordel, si le vieux se retrouve à des kilomètres de l'église, il va sentir qui y'a un truc pas net. Samdi recrache un morceau de peau sur le macadam défoncé, essuyant machinalement du pouce son index ensanglanté. Le mieux pour cacher tout ça, c'est d'aller dans c'te foutue église bordel de dieu. Il pourra toujours prétendre qu'il avait besoin de faire un peu de repérage. C'est ça, du repérage. Il jette un coup d'oeil craintif par-dessus son épaule. L'autre s'est barré en plus. Putain génial. Tu ramènes ton cul dans le saint des saints et tu laisses Susèj revenir, ni vu ni connu. Il a p't'être même l'alzheimer ou alors, il croira qu'c'est la chaleur. Faut pas t'en faire mon vieux, ça va s'arranger.

Les tripes nouées, Samdi traverse donc l'avenue défoncée, pas vraiment rassuré. Et si c'était un piège ? Un putain de piège ? HEIN ? Et si l'autre l'attendait, assis sagement sur un banc ? Et si toute cette merde n'était qu'un foutu TEST orchestré par Doc ? Mains sur le crâne, Samdi ne sait plus quoi faire, il panique, tourne en rond, décide de se planquer de nouveau. Derrière l'église. Doc va tout savoir et il va lui faire la peau, comme il a juré à Aurèle de faire la sienne si il se f'sait toucher par un type. Aurèle avait une sale gueule quand Doc en a eu finit avec lui. Une sale gueule, oui m'dame. Bien. Inutile de paniquer. Se calmer. Appuyé contre les pierres chaudes de la maison du Saigneur, Samdi essuie le filet de sueur qui mord ses tempes. On s'calme. Si y'a un piège, il peut facilement être esquivé. D'abord, faire le tour du propriétaire pour voir si tout est clean. Si c'est bon, on fait comme on a dit. Si c'est pas bon, on se tire dare-dare. Voilà. Putain c'est parfait.

Le palpitant un peu calmé, Samdi se redresse, décidant qu'il a assez perdu de temps comme ça. Et puis là, bordel, LÀ, le gars surgit des arbres, avec un petit air suffisant collé au visage. Samdi veut fuir mais Samdi veut rester. Le gars est de plus en plus prés ; en un instant, toute la distance est avalé. Il est à sa hauteur maintenant. Samdi n'ose pas bouger. « J'mets une coquille ou cette fois-ci tu m'les lèches les couilles ? » La seule chose que son cerveau arrive à intégrer c'est que bordel, il n'a pas changé. Il est exactement pareil. Il est pareillement bandant. « Qu.. quoi ? T'es qui ? On s'connait pour que tu m'parles comme ça ? Putain d'blancs, toujours à chercher la merde... » Le mode survie est enclenché. C'est ça, continue de l'insulter. Recule tranquillement, une fois arrivé sur l'avenue, tu pourras courir mon gars, tu pourras courir pour sauver ta CARCASSE. « Fils de PUTE ! » Samdi recule de plus en plus vite. « Tu cherches QUOI ? Tu veux mon putain d'PORTRAIT? » Samdi parle comme Doc. C'est bon signe ça, de parler comme Doc. L'autre va avoir peur et il pourra se barrer tranquillement. Ouais, et Doc l'aura dans l'CUL son putain de TEST. Dans l'cul! Enfin... façon de parler.
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MessageSujet: Re: it could have been worse. [momo]   Mar 6 Nov - 18:27

Douce princesse avec une paire plus intéressante que les roberts de contes de fées. Tes délicates mains qui venus effleurer mes trois pièces ont depuis habité mes nuits. Ça tâche les draps, provoque des réveils bien collants. Ça fait du bien, en clair. Avant j'aurais pus en chopper des ampoules, le bout des doigts calleux à force d'imaginer ce que l'arrière du bar aurait pus nous offrir. Ta fuite ne m'a pas refroidie, pour sûr, mais l'intrigue est toujours resté complète. Je t'ai plus, déclenché une zoomba dans le slip ça je n'ai aucun doute. Alors pourquoi ? Parfois je me le demande, un peu. En réalité je suis surtout curieux, je veux te goûter. Te tester. Te mordre. Avale moi en entier tu verras tout c'que je vais te donner. Cris, salope. Mon enthousiasme ne cesse de s'accentuer, son air paniqué est juste bon à croquer. Va y, euh, merde. Mais j'connais pas son prénom. En fat. Ça fais un peu con, ouai. J'ai envie d'éclater de rire, ça va partir. Je sais pas m'retenir.

- Qu.. quoi ? T'es qui ? On s'connait pour que tu m'parles comme ça ? Putain d'blancs, toujours à chercher la merde...

Mon hilarité s'échappe, zut, c'était plus du tout le moment. Secoué dans tout les sens, je me sens con et n'arrive que laborieusement à intégrer ce qu'il vient de me dire. Houhou, souffle Momo, souffle souffle. J'happe l'air, chien fou toujours parfaitement open pour te faire exploser la rondelle.

- Ihih, tu tu... OhOHOH

J'y arrives pas bordel. C'est tellement con, aberrant les enfants. Je ne connais même pas son nom. Putain j'm'en remets pas. C'est de s'en taper sur les cuisses, la gorge déployé à la limite de la tentation de meurtre clownesque. J'ai rêvé milles fois que j'le tringler, sa face graver dans la peau (surtout celle des couilles). L'inconnu. Huhu, c'est bien dosé ça.

- Fils de PUTE ! Tu cherches QUOI ? Tu veux mon putain d'PORTRAIT?

Hey, recule pas ! Va y calmes toi. T'es prévenu, tu te barres je te suis. J'suis chiant tu sais, un vrai pot d'glu. La moule sur ton cul. Ma bite s'ra jaune si ça t'arrange, la coquille saveur fraise. La banane non, j'ai jamais pus piffer les haribos. Je l'attrape pas le bras, le collant clairement contre mon rocher. OUAI UN ROCHER. Et j'en suis très fière nom d'un éclair. (j'ai le cerveau qui déraille, le lait risque de déborder d'la casserole.)

- D'après toi j'veux quoi ? À genoux t'attend que ça.

Je me penche à son oreille, parfaitement sûr de moi. Un effet pareille ça se partage, ou y réchappe pas. C'est clair la frustration t'a rongé l'estomac.

- Souviens toi, t'en as rêvé nie pas.
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MessageSujet: Re: it could have been worse. [momo]   Mer 7 Nov - 0:27

Samdi panique de plus en plus parce que l'autre, bordel, l'autre il n'a pas l'air d'être effrayé par sa diarrhée (verbale). Il s'en fout. Il continue d'avancer. Encore et encore. Encore et encore. Jusqu'à être tout prés. Non, il n'est pas effrayé du tout. Ça l'fait même ricaner. Il se MARRE. Samdi se pisse dessus et l'autre se MARRE. Bordel, Doc serait pas fier de lui. Doc lui aurait craché à la gueule depuis belle lurette au lieu de tailler une bavette. Mais Samdi n'est pas Doc. (Samdi a envie de lui tailler autre chose). Il n'aime pas bien la violence. Il n'y a recours que quand les choses deviennent vraiment extrêmes. Mais c'est pas l'cas là ? La situation n'est pas assez MERDEUSE comme ça ? Il lui a déjà foutu un coup dans l'paquet (et quel paquet) pourquoi ne pas recommencer ? Puis l'marraver, l'buter puis l'foutre à l'eau pour nourrir les crocos. Bon plan. D'une discrétion monstrueuse. Bordel de merde. Plus il réfléchit, plus il s'enlise, plus il balise. Mais l'autre, l'AUTRE, il en profite. Avant d'avoir pu démêler le merdier qui s'étend dans son crâne, Samdi se retrouve coincé contre – Jesus, faites que, non bordel, non – et il se fige, trop choqué pour oser s'agiter. « D'après toi j'veux quoi ? À genoux t'attend que ça. » Le type se penche, susurre à son oreille et l'apprenti sorcier ne sait plus où se mettre. « Souviens toi, t'en as rêvé nie pas. » Il serre les mâchoires, est à deux doigts d'crier au viol comme une pauvre minette effarouchée. Ce type - bordel, il ne sait même comme il s'appelle – ce type a quelque d'animal qui vous crame les viscères et la raison. Qui vous incendie les tréfonds. Et, malgré ce que ça lui coûte, Samdi est bien obligé d'admettre qu'il a raison.

« Tu t'sur-estimes mon gars. On s'est jamais vu, on s'est jamais.. parlé, et tout ce dont j'r.. rêve, là, c'est d'te foutre mon genoux dans les COUILLES ! » Sa voix tremble, tout comme ses membres. Samdi est affamé et c'est pas bien dur à deviner. Il en vient à imaginer des choses, toutes ces choses que Doc réprouverait. On est pas pédé dans la famille. Mais Samdi est coincé. L'autre s'attend probablement à c'qu'il le frappe de nouveau, il y est sûrement préparé. Tu lui donne ce qu'il veut et tu t'casses. C'est ça. Il pourra toujours arguer qu'il n'avait pas le choix, qu'il a fait ça pour le bien de tous. Ouais, personne n'aime se retrouver avec la gueule démonté sans comprendre le pourquoi du comment. LA violence n'est pas une solution. Doc défonce assez c'pauvre corps, inutile d'en rajouter. Faut la jouer plus fine. Ouais, pour le bien d'la communauté. « Puis va t'faire mettre. » Samdi choppe le type par le col et l'attire contre lui, incandescent d'envie. Et il hésite. On est pas pédé dans la famille. Les lèvres du mec sont à quelques centimètres des siennes, ce s'rait facile. Lui rouler un patin et se barrer en profitant de l'effet de surprise. Seulement, Samdi sait pas bien si il pourra s'arrêter. Alors il lui saisit le paquet d'un air mauvais, serrant juste ce qu'il faut, ses cordes vocales toujours mal assurées. « J'bouffe pas de ce pain-là moi. Si tu veux retrouver tes bijoux de famille entiers, lâche-moi. T'as compris ? LÈ... LÂCHE-MOI ! ».
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MessageSujet: Re: it could have been worse. [momo]   Jeu 8 Nov - 0:15



- Tu t'sur-estimes mon gars. On s'est jamais vu, on s'est jamais.. parlé, et tout ce dont j'r.. rêve, là, c'est d'te foutre mon genoux dans les COUILLES !

La plupart des personnes que j'ai cotoïé dans ma vie prendrait la mouche à partir de là. Pour les autres je n'en sais rien, j'les connais pas alors j'éviterai de me prononcer. Parait que je suis con, j'ose pas démentir. (j'comprend pas trop ce que ça veut dire, en fait, démentir.) J'crois que surtout, je me prend pas la tête avec ces trucs là, les sentiments. Moi j'm'en fou de l'état de son âme, drôle d'expression bordel c'que les romantiques sont... Bref. Moi j'ai envie qu'on joue au docteur, pas au psy. J'hausse les épaules, j'rigole encore comprenez. Impossible de me remettre de ma découverte. C'est tellement, mais tellement. Bref. Pure plaisir mec, j'vais finir par me pisser dessus. L'goût serait un poil plus épicé. Bref. Bref, bref, bref. J'en étais où ? La princesse qui se rebelle, on dirait un peu le dragon dans Shrek. Ouai voilà, Momo faut que t'arrête de rire. Coince le contre un arbre et... J'me demande si mon pipi à bon goût quand même. Est-c'que, en fonction de ce que je mange, la saveur se modifie ? Ce qui voudrai dire, qu'un trop plein de sperme augmenterai la saveur spermicide de mon propre nectar ? Des carottes le rendraient logiquement plus rose ? On m'a toujours dit que les carottes rendent les fesses rose, pourquoi pas le reste ? C'est pas exclusif, ont les bouffes pas par le cul.

- Puis va t'faire mettre.
- Avec les carottes ?

Mon rire se calme, heureusement, j'arrive donc à peut près à laisser les WC à leur place. Et à remarquer, vaguement, que le beau cul devant moi manoeuvre mine de rien pour se faire la belle. Tu crois que le drapeau s'baisse chaque fois qu'une mouche me faire marrer ? Impossible de toute manière qu'il m'est oublié, doit y avoir sa meuf ou un cousin court sur la tolérance qui bigote dans l'église. Moi j'suis pour les cierge mais le calice ça m'prend la tête. Justement, ça s'branche enfin sur la même longueur d'onde, on prend les choses à bras l'corps. Surtout en bas.

- J'bouffe pas de ce pain-là moi. Si tu veux retrouver tes bijoux de famille entiers, lâche-moi. T'as compris ? LÈ... LÂCHE-MOI !

Mais j'ai pas de bijoux moi, c'est quoi ce mauvais tripe ? Il croit que j'me balade avec un coffre fort dans l'van ou quoi ? Oh, merde, je m'en fou. Il a les mains sur mes parties, j'en rêve depuis trois ans. Sans réfléchir, pléonasme mon petit, je confirme ma prise sur son bras et élance le deuxième pour lui rendre la politesse. La douche est glaciale. Une guêtre noir recouvre l'horreur, mon moignon. Je reste figé quelques secondes, ouvrant de grands-yeux. Ma mâchoire se referme brusquement, mes dents grincent.

- TE LÂCHER ? J'PEUX MÊME PAS T'ATTRAPER DU CON !

Pourtant ma main présente est devenue griffe, enfonçant mes ongles rongés dans sa peau sombre. Je commence à le secouer, une rage aveugle déformant mes traits. J'ai envie de continuer à hurler, faire sortir ce truc lourd qui me hérisse le poil. Partout je vois des écailles. Lui essai de se dégager, bien sûr, mon sex-appeal a due en prendre un coup. Nouveau seau d'flotte en pleine tronche. Faut réagir Momo que je marmonne entre mes dents serrées. L'action, t'es nul question méninges. Alors voilà, sans libérer son bras j'opte pour le mur à l'arrière de l'église. Très pratique ces petites pierres, la sortie de secourt sera maintenant muré.

- Ouai, on baise.

Enfin j'peux m'attaquer à son falsar.
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